Le laboratoire de grammaire · Fonctions · Niveau 3
Les compléments circonstanciels
Concession, comparaison, accompagnement et condition : affine ton analyse avec Ulysse.
Rappel : le rôle des CC
Un complément circonstanciel (CC) précise les circonstances de l’action. Nous avons déjà étudié le temps, le lieu, la manière, le but, le moyen, la cause et la conséquence. Nous ajoutons quatre circonstances pour affiner l’analyse.
Déplacer, supprimer, puis vérifier le sens
Un CC peut souvent être déplacé ou supprimé. La phrase reste correcte, mais elle perd une précision.
→ Malgré les dangersCC de concession, Ulysse poursuit sa route.
→ Ulysse poursuit sa route.
Attention : ces manipulations sont des indices. Certaines constructions se déplacent difficilement, notamment les conséquences liées à « si… que ». Je vérifie toujours le sens, le lien avec le verbe et la construction du groupe.
Les sept circonstances déjà étudiées
CC de temps
Quand ?
CC de lieu
Où ?
CC de manière
De quelle manière ?
CC de but
Dans quel but ?
CC de moyen
Avec quoi ?
CC de cause
Pour quelle raison ?
CC de conséquence
Avec quel résultat ?
Quatre nouvelles circonstances
CC de comparaison
Comme qui ? Comme quoi ?
Il établit un rapprochement entre deux réalités.
CC de concession
Malgré quoi ?
Il indique un obstacle qui n’empêche pas l’action ou le fait décrit.
CC d’accompagnement
Avec qui ?
Il indique avec qui l’action se déroule.
CC de condition
À quelle condition ?
Il indique ce dont dépend la réalisation de l’action ou du fait.
Quelques distinctions utiles
« Avec » : accompagnement, moyen ou manière ?
Ulysse attache le coffre avec une cordeCC de moyen.
Ulysse répond avec prudenceCC de manière.
Télémaque l’accompagne ; la corde est un outil ; la prudence indique comment il agit.
Cause ou concession ?
Les marins continuent malgré la tempêteCC de concession.
La cause explique l’arrêt ; la concession exprime un obstacle qui n’empêche pas de continuer.
Condition ou but ?
Ulysse repart pour retrouver PénélopeCC de but.
Le retour au calme est une condition du départ ; retrouver Pénélope est l’objectif recherché. Avec « si », on évite le futur juste après : « si le vent se calme », et non « si le vent se calmera ».